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FOCUS

One of the world’s leading museums entirely dedicated to photography

INFORMATION

Since its establishment in 1985, the Musée de l'Elysée has improved public understanding of photography through innovative exhibitions, key publications and engaging events.
Recognised as a centre of expertise in the field of conservation and enhancement of visual heritage, it holds a unique collection including more than 170'000 positive prints, 800'000 negatives on glass and flexible supports, more than 100'000 plates and slides, around 1'000 albums and portfolios, more than a dozen Collections and full Archives including those of Charles Chaplin, René Burri, Nicolas Bouvier, Ella Maillart. Since 2010, the Musée de l’Elysée has received 21 donations, 5 gifts and has made 1'100 acquisitions, notably a major collection of over 5'000 photography books from Christoph Schifferli, a Zurich-based collector. By supporting young photographers, offering new perspectives on the masters and confronting photography with other art forms, the Musée de l’Elysée experiments with the image.

Based in Switzerland, it presents four major exhibitions in Lausanne each year and an average of fifteen in prestigious museums and festivals around the world. Regional by character and international in scope, it seeks to constantly develop new and exciting ways to interact with audiences and collaborate with other institutions.

More information at: http://www.elysee.ch/en/the-museum/missions-and-history/

CURRENT AND UPCOMING EXHIBITIONS

-The Memory of the Future: Photographic Dialogues between Past, Present and Future - 25 May to 28 August 2016

René Burri (1933 - 2014)

Jean Tinguely, "Le Cyclope", Milly-la-Forêt, France, 1972

Déposé au Musée de l’Elysée

Pour une durée de 20 ans reconductible, le Musée de l’Elysée détient l’essentiel de l’œuvre du photographe suisse René Burri (1933-2014). Membre de l’agence Magnum dès ses 26 ans, il témoignera avec intelligence et justesse, tout au long de sa carrière, des événements marquants de son temps.
A côté de son travail aux sujets souvent imposés, René Burri photographie également pour lui-même, laissant libre cours à son imagination. Il raconte que la pratique du collage lui est venue pour gérer son angoisse de l’avion. Avec cette pratique artistique, Burri élabore ses propres compositions graphiques en découpant, déchirant et assemblant ses photographies.
Le photocollage de René Burri présenté ici évoque la construction du Cyclope de Jean Tinguely. Réalisé dans la forêt de Milly, en France, cette installation monumentale de béton et de fer résulte d’un travail collaboratif de plusieurs années entre le sculpteur suisse, sa femme Niki de Saint-Phalle et une quinzaine d’artistes issus du groupe des Nouveaux Réalistes.

© René Burri / Magnum Photos
Fondation René Burri courtesy Musée de l'Elysée

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Epreuves au gélatino-bromure d'argent
21.6 x 30 cm
RB_X_000326

Jean-Gabriel Eynard (Lyon, 1775 - Genève, 1863)

Charles and Mathilde Horngascher-Odier, 1845

Daguerréotype : Positif sur support en métal, 1839-1860

Mis au point par le photographe Louis-Jacques Mandé Daguerre (1787-1851) en 1839, le daguerréotype est l’un des premiers procédés photographiques. L’image est réalisée sur une plaque de cuivre recouverte d’un plaqué d’argent poli comme un miroir et sensibilisée aux vapeurs d’iode. Elle est ensuite développée au vapeur de mercure, puis fixée. L’image ainsi obtenue est d’une résolution exceptionnelle. Après l’annonce de sa découverte, l’invention de Daguerre fait l’objet de plusieurs améliorations. Dès 1840, l’image est virée à l’or après fixage, afin de la stabiliser.
Le daguerréotype a la particularité de produire une photographie unique : pour en obtenir une seconde identique, il faut refaire une prise de vue ou photographier le daguerréotype. En outre, selon l’angle d’observation l’image apparaît soit en négatif soit en positif.
Les daguerréotypes sont habituellement présentés sous cadre ou en écrin afin de protéger leur surface des abrasions et des oxydations. Principalement utilisé pour les portraits, le daguerréotype nécessite lors de la prise de vue une importante source lumineuse et un long temps de pose, perceptible dans les expressions figées des modèles. Très coûteux, le daguerréotype sera peu à peu remplacé par le négatif au collodion vers 1850.

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Daguerréotype
11 x 12.6 cm (image: 6 x 7.3 cm)
Inv. 5933

Portrait de soldat durant la guerre de Sécession, 1861 - 1865

Ferrotype : Positif sur support en métal, 1853-1930

Présenté en France par le photographe et physicien Adolphe-Alexandre Martin (1824-1896) en 1852, le ferrotype est une épreuve positive sur plaque de métal. Une plaque de fer blanc très fine est enduite d’un vernis foncé qui, une fois sec, est recouvert de collodion (préparation obtenue par la dissolution de nitrate et de cellulose dans un mélange d’éther et d’alcool) ou, dès le XXe siècle, de gélatino-bromure d’argent. La plaque est ensuite sensibilisée au nitrate d’argent. Après la prise de vue, la plaque est développée, puis fixée. Elle est ensuite vernie afin d’éviter les abrasions.
Si le ferrotype appartient à la catégorie des positifs, l’image produite est en réalité un négatif. Cet effet résulte des grains d’argent qui forment l’image : plus clairs que la couche de vernis noir devant laquelle ils sont placés, ils donnent au ferrotype l’apparence d’un positif.
Contrairement au daguerréotype, le ferrotype est un procédé rapide, facile d’utilisation et bon marché. Il était donc particulièrement prisé des marchands ambulants pour des portraits ; certains le considèrent ainsi comme l’ancêtre du photomaton. Sous l’appellation anglaise « tintype », le ferrotype était très répandu aux Etats-Unis entre 1856 et la fin du XIXe siècle.

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Ferrotype format
17.5 x 12.5cm
Inv. 44321

BRADY Matthew (New-York, 1822 - Washington D.C., 1896)

Portrait d'enfant, 1860

Ambrotype : Positif sur support de verre, 1854-1870

Breveté en 1854 par le photographe américain James Ambrose Cutting (1814-1867), l’ambrotype est un négatif sur plaque de verre au collodion. Comme le ferrotype, il appartient cependant à la famille des premiers négatifs qui, placés devant un fonds noir, semblent positifs.
La plaque de verre enduite d’une couche de collodion est sensibilisée dans un bain de nitrate d’argent. La préparation au collodion implique que la prise de vue soit effectuée alors que la plaque est encore humide car, en séchant, le collodion n’est plus sensible à la lumière. L’image est ensuite placée dans un bain chimique qui lui confère une teinte blanchâtre, et non brune comme le ferrotype. L’ambrotype présente un aspect proche du daguerréotype avec lequel il est parfois confondu ; tous deux sont en outre généralement montés sous écrin. Après le séchage, la surface de l’image est recouverte d’un vernis et peut être rehaussée de couleur.
En raison de leur faible coût de production et de réalisation, ferrotype et ambrotype proposent une alternative intéressante au daguerréotype.

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Ambrotype
15.2 x 12 cm
Inv. 44323